Vous vous rappelez ? C’est le printemps.
Autour de nous rien ne change. Enfin, si.Tout change, tout se renouvelle. Si la vie est toujours là, elle se développe. Inexorablement. Même si nous les bousculons, les saisons s’enchaînent et participent au cycle.
Cette orchidée avait 2 tiges l’an dernier. Elles se sont « éteintes ». Repos ou respiration ? Puis une nouvelle a jailli et l’une des deux anciennes a formé un prolongement. La vie a poursuivi son chemin.

L’an dernier, l’Orchidée était bleue. Un fake utilisé par les horticulteurs pour la rendre plus « appealing ».
Nous allons jusque là. Marrant. Nous essayons de travestir les mécanismes naturels. Peut-être qu’ils voulaient en vendre plus, estimant que blanc c’était trop banal. Après tout, je me suis fait « avoir », ça a marché.

Une année a passé, le bleu a été lavé. Il n’était pas utile. La « vraie » vie a poursuivi son chemin, fonctionnelle, débarrassée des artifices et magnifique.
Jour après jour, les nouvelles tiges ont grandi. Des bourgeons sont apparus. Puis progressivement ils ont éclos. C’est blanc immaculé, légèrement mauve dessous, c’est beau et pur.
C’est fonctionnel. Ni vite ni lent. Au mieux. Au meilleur

Je ne connaissais rien aux orchidées. Je l’ai juste laissée me guider. Elle a demandé de l’attention. l’emplacement qui semblait plus lui convenir qu’un autre, la fréquence d’arrosage qui semblait lui permettre de se développer, etc. Attendre pendant l’hiver et sa préparation à la floraison.
C’est sûr que j’aurais pu prendre des tutos. Mais je voulais apprendre avec et d’elle et pas forcément dans le seul but d’une plante fleurie pour un plaisir visuel.
Au prix de l’attention. Probablement, la ressource la plus précieuse de l’être humain.
Dans tous les cas, il n’a pas été nécessaire de lui demander de pousser. Elle l’a fait au meilleur moment pour elle, sans me demander, sans avoir à écouter ma volonté. Blanche.

Il parait que nous partageons ce principe fondamental du développement de la vie.
Et au fond, cette capacité à faire la seule chose qui nous soit donnée de faire: prêter de notre attention pour créer les conditions favorables. Suivre les signaux lumineux. Vert, on continue. Rouge, on arrête et on change.
Faisons-lui confiance, la vie nous développera bien mieux et plus globalement que ce que nous pourrions le faire. Nous en sommes juste une forme parmi d’autres.

Il parait que c’est la même chose dans les entreprises. En fait, partout où l’on veut croître en s’appuyant sur le capital humain. Les familles, les amis, etc. Donner de l’attention et simplement créer les conditions favorables de manière désintéressée et faire confiance au mécanisme qui nous dépasse. Qui nous dépasse au point de ne pas avoir besoin de notre volonté pour nous faire naître. Et qui nous récompense de cette attention par des retours bien plus sympas que tout ce que nous imaginerions.

C’est le printemps et la vie explose
Il suffit juste de regarder dehors. La vie continue bien au-delà de nous, qd bien même la nôtre est entre parenthèse.
Peut-être nous mettrons nous enfin à son « service ».
Pour notre propre bénéfice.