Je suis récemment tombé sur un post qui parlait de Winning Mindset, expliquant comment on doit penser pour gagner. En effet, nous sommes dans une société économique qui aime gagner. La performance et les symboles de réussite. En sport, on dit aussi « jouer pour la gagne ». Lorsque vous arrivez sur une course et que vous dites aux potes « aujourd’hui, je suis là pour la gagne », vous faites savoir que vous n’êtes pas là pour enfiler des perles.
Autant d’expressions amusantes. Est-il intéressant de vouloir gagner ?

Maintenant que j’ai un peu exploré ce qui se trame derrière les mindsets, la performance et quelques notions rattachées, j’ai une idée un peu plus claire de ce que j’ai vécu. Et probablement de ce que vivent beaucoup de ceux qui veulent gagner. Ceci en l’état des connaissances bien évidemment et avec toute la limite de mon manque d’expertise du domaine.
Voici un partage sur cette idée.

Gagner

Sans trop rentrer dans les détails, j’ai eu la chance (?) de gagner. Gagner le concours de dessin du collège, gagner une promo de mes études, une élection de vélo de l’année. Sportivement, de gagner quelques courses. Au général (peu) et par catégories (plus fréquemment).
En fait, les catégories, c’est quand vous devenez trop vieux pour jouer tout devant devant, ou que vous n’êtes tout simplement pas professionnel. Est-ce gagner ? Voilà une grande question.

Alors, déjà, ça fait quoi de gagner ? Ca, c’est hautement personnel.
Mais si on se penche sur ce qui se passe derrière, on y trouve des mécanismes chimiques et une tendance commune. En clair, c’est plutôt plaisant. Et je vous confirme, ça peut être kiffant. Quand vous passez une ligne d’arrivée en premier, ça fait quelque chose. Le sport a cela de magique parce qu’il matérialise très clairement cette notion de victoire, de gagne… C’est peut-être pour cela que nous aimons gagner et que nous vibrons devant les exploits sportifs.

En effet, naturellement, nous préférons les émotions dites positives à celles orientées négativement – même si les unes ne peuvent réellement être dissociées des autres. Et après tout, si gagner peut procurer des émotions plutôt intenses, quoi de plus normal que d’essayer de gagner.
D’où le « winning mindset » ?

La performance

Associée à la gagne, l’incontournable performance. Comment gagner sans performance ? Le monde économique, sportif semble voué à la recherche de la performance. Il est intéressant de la trouver reliée aux mindsets. Et bien au-delà des aspects cognitifs de l’individu, à ses mécanismes les plus profonds de fonctionnement. Allez, disons-le, sa motivation.

Pourtant, une chose semble ressortir de l’observation scientifique. Plus on vise la performance, plus on s’éloigne des conséquences positives qu’elle procure. Si on peut obtenir les plus hauts niveaux de perf lorsque l’on contrôle sa motivation en visant le titre de champion olympique ou du quartier, on s’expose également à l’épuisement physique et émotionnel.

Alors, ne peut-on vivre la performance que sous la pression ?

Quand on vise la gagne, seuls le passage d’une ligne d’arrivée, la proclamation des résultats d’exams, du meilleur social seller, du meilleur négociateur immobilier sont jouissif. L’avant se résume à un moment de souffrance particulièrement désagréable. Un passage obligé qui fait du bien lorsqu’il s’arrête et que l’on a gagné. Autrement, on se remet à la planche. On re-souffre et ainsi de suite. La libération venant une fois qu’on arrive enfin à gagner.
Et si on ne gagne pas ? Aie. Il y a quelque chose qui cloche avec ces histoires.

Dans ce contexte, je comprends les discussions au départ ou avant une course. Ceux qui revendiquent le plaisir au-delà de toute recherche de performance. Mais ils n’ont clairement pas le « winning mindset ».

Cul de sac ?

Faut-il donc penser en terme de tiers exclu quand on parle performance, gagner, et de ce qui fait parfois rêver l’humanité, la réussite que cela représente ? Faut-il se contenter de l’issue au détriment du pendant ?

Vous connaissez l’expression « l’important est le chemin et pas la destination ».
Est-on contraint à choisir : la souffrance pour obtenir la satisfaction ultime, ou bien favoriser le plaisir mais se priver presque à coup sûr de la gagne ?

Et si on mêlait les deux.
Il semble que oui, c’est possible. Est-ce encore une histoire de mindset ? Pas forcément.
Ce serait avant tout une question de fonctionnement optimal. Il serait d’ailleurs rassurant pour l’espèce de savoir que son fonctionnement optimal conduit, sans le vouloir vraiment, à produire les plus hauts niveaux de performance en s’éclatant. Voilà la notion d’efficacité qui apparait.

Tout semble être question d’objectif.
A partir du moment où l’on doit s’en fixer un pour réaliser quelque chose. Note : lorsque l’on aime ce que l’on fait, la fixation d’objectifs n’est pas nécessaire pour l’amélioration des niveaux de performance. Mais dans ce cas, il n’y a pas de raison de viser la gagne puisqu’il n’y a pas d’objectif, cela règle le pb. Plus besoin de winning mindset.

D’un côté, les objectifs liés au succès, à la reconnaissance (par la gagne par exemple).
On rentre dans le premier cas de figure. Binaire. J’y arrive et je suis satisfait et je veux le suivant.
Ou bien je n’y arrive pas, je recommence, jusqu’à ce que j’y arrive ou que je me sois épuisé.
L’important est la destination.

De l’autre côté, les objectifs de progression. Vous n’avez plus alors à choisir, logique du tiers inclus : vous pouvez kiffer avant, pendant et après. Et accessoirement, vous pouvez gagner. Dans tous les cas, vous êtes performant.e.
L’important est le chemin et comment vous le parcourez pour apprendre et être plus efficace.

Illustration

Au-delà de les étudier, ces choses là se confirment quand on les vit. Je vais vous raconter quelques trucs d’Ironman et d’expérience personnelle.

Lorsque vous souhaitez courir l’épreuve de triathlon d’Hawaii (que l’on appelle Ironman du nom de la marque Ironman ®), vous devez vous qualifier – à quelques exceptions près. Pour vous qualifier, simple. Vous prenez le départ d’une course de la série mondiale. En fonction de l’organisation, vous avez un nombre de tickets (slots) disponibles au départ de la course (si vous parlez à un triathlète spécialisé sur ce type de distance, prononcez ce mot « slot » et son regard va s’éclairer d’une lueur particulière). Ils sont répartis au prorata des catégories d’âges (de 5 ans en 5 ans) sur le nombre total d’inscrit.

Exemple simplifié : 2000 au départ, 40 slots, 200 M30-34 (homme âgés de 30 à 34 ans), vous obtenez 10% des 40 slots dispos pour cette catégorie, soit 4 slots. Peut-être même un poil moins car toute catégorie avec au moins un entrant aura obligatoirement un slot.
Ainsi, si vous avez entre 30 et 34 ans, vous savez que vous devez finir dans les 3 premiers de votre caté pour réaliser votre rêve Hawaiien. Si votre catégorie est très dense en terme niveau, cela devient un vrai challenge pour obtenir le sésame. C’est là qu’il va vous falloir le winning mindset et ne rien lâcher, sauf à surclasser votre caté (à vaincre sans péril on triomphe sans gloire lol il y a décidément des expressions pour tout )

Les 2 états d’esprit

2 façons d’aborder ce « problème », qui peut s’appliquer bien au-delà du contexte du sport.
La première est d’aborder l’ensemble de l’épreuve (entrainement, compétition) avec l’esprit de la gagne. Comme nous l’avons vu, c’est binaire. Soit vous réussissez, soit vous ratez. C’est le problème de viser la perf ou la gagne. Et ça rejoint ce dont nous avons parlé auparavant. Contraignant et pas plaisant. Mais passage obligé. Et si tout se passe bien, vous vous envolez pour Hawaii en Octobre. Votre rêve se réalise. Après tout, quelques contraintes valent bien l’effort. C’est généralement l’approche que l’on utilise pour se qualifier. On vise la performance.

La deuxième, c’est de vous dire que vous allez vous entraîner et courir pour progresser et donc être au summum de ce que pouvez faire. Et ce jour-là, vous ferez. Vous aurez ainsi voyagé et atteindrez peut-être une destination. Comme vous aimez voyager, vous aurez déjà largement eu ce que vous souhaitiez. La finalité devient alors accessoire. Tout ce que vous allez faire va vous permettre d’améliorer votre niveau. Y compris le jour de la compétition. Et si par chance, cela permet de produire un niveau de performance suffisant pour se qualifier, vous obtenez le slot.

Après tout, vous ne maîtrisez pas le niveau des autres concurrents, comment garantir la gagne dans ces conditions ? Juste impossible. C’est là que l’on se rend compte de l’incroyable potentiel de frustration de viser la performance.
Cette dernière approche n’est pas la plus facile à adopter. Elle demande de se dissocier d’un objectif de performance et se faire confiance. Vous ne pouvez pas rater, puisque vous allez progresser dans tous les cas en apprenant de nouvelles choses. C’est l’état d’esprit de croissance.

Lorsque vous faites ce choix, vous êtes sur le chemin. Et vous atteindrez une destination. Généralement, comme vous ne vous souciez plus du résultat mais de ce que vous faites, votre destination est « supérieure ou égale » à celle prévue.
Si vous y réfléchissez quelques minutes : comment peut-on être plus performant que lorsque l’on fait ce dont on est réellement capable ? (le réellement est très important)
Si vous deviez gagner, alors vous gagnerez.

Est-ce que ça marche ?

Ce qui est sympa, c’est que vous n’en aurez jamais aucune garantie. Ca s’appelle la confiance car elle repose sur une solide connaissance de ses capacités (le réellement). Ca n’est pas la démarche la plus facile à adopter parce qu’elle est engageante personnellement. Mais ô combien fun.

Sans en faire un modèle applicable aux autres, j’ai expérimenté chacune des approches et pu valider à titre personnel ce que j’ai appris après coup en théorie.

Sans rentrer dans les détails de mon histoire, j’ai découvert l’eau et la natation en 2008. Souhaitant aller à Hawaii, il fallait que je mette a tête sous l’eau et que j’apprenne à faire plus qu’une largeur de piscine. Par chance, les deux autres disciplines étaient plus « opérationnelles ». Mon parcours avant natation, basé sur la réussite, m’a plutôt fait développer la démarche « objectif gagne ». J’ai donc abordé le triathlon de cette manière.
Je devais me qualifier pour Hawaii au premier coup. La distance de ces épreuves a cette vertu de vous apprendre que la vie penche plus du côté du développement personnel que de l’atteinte du but.
L’intérêt d’être mauvais nageur : vous faites votre course avec vous-même, sans trop de repères. Et vous apprenez tous les mécanismes vertueux de la progression personnelle.

Sur le terrain

Saut dans le temps et nous voilà au départ d’un distance Ironman à Taiwan en 2015. Je me suis déjà qualifié 6 fois pour le Pacifique. La start list n’est pas démesurée et la densité de niveau ne semble pas exceptionnelle. La préparation a été bâclée (équipe et projet à gérer, course tôt en début de saison…) et je ne vise qu’une chose : le ticket d’entrée. Il y a 25 slots dispos, avec le jeu des attributions cela donne 1 à 2 tickets par caté. Effectivement, pour ma catégorie, la mieux lotie, il y aura 2 slots dispos. Il faut donc gagner. Winning Mindset, motivation contrôlée.

La course ne sera pas plaisante et c’est une des rares fois où je ne suis pas dedans sur épreuve qualificative. Je me souviens du calvaire de la fin de marathon. Informé de l’avance sur mes concurrents les plus proches, je m’arrêtais aux ravitos bien trop longtemps pour rester dans la course. Et je peux vous dire que lorsque vous sortez de ce type de course, sa longueur vous rappelle qu’en soi, ça n’est pas une partie de plaisir.
Je rentre dans le top 20, je gagne la catégorie et j’empoche le slot. Sans plus de satisfaction que cela, presque blasé. J’ai une jolie photo qui claque où je soulève la banderole d’arrivée.

Un autre saut dans le temps. 2017. Je suis dans mon année de « reconversion » et le projet « management marketing et sport’ est terminé. Je me forme alors au coaching professionnel. En fin d’année précédente, j’ai été en Australie sur une course qui m’avait particulièrement plu, partagée avec des potes du Team. Après un Hawaii 2016 pas top, j’ai été tester la possibilité de faire un deuxième IM en 2 mois et de courir moins de 9h. Et ça a été fun, je me dis que je dois courir en 2h52 à la sortie du parc. J’explose au 25ème.

Etonnamment, je me qualifie pour Hawaii 2017, la 9ème fois en 9 années. Un peu plus d’une heure après l’arrivée alors que j’attends le pote sur la ligne d’arrivée, je vois un spectateur avec son téléphone. « Tiens, et qu’est-ce que j’ai fait comme résultat ? », je lui demande s’il suit le tracking. Il me dit oui. Je finis 2ème, un peu moins de 3mn derrière le vainqueur de la caté, que j’ai rattrapé au 25ème km à pied, avant l’explosion.

Apprendre

Inscrit sur l’Ironman d’Autriche depuis un an, quel intérêt d’y aller début Juillet, alors que je suis déjà qualifié et que j’ai autre chose à faire que m’entrainer pour préparer ma certif et rendre mon mémoire ?
Car il se trouve que je prépare un mémoire sur la notion de Flow. Peut-être que je dois tester en live ? 10 années que j’essaie de vivre ce type d’expérience « à la demande » et surtout sur une aussi longue durée qu’une épreuve de ce style, j’ai réussi à en faire quelques parties jusqu’à présent.

Une course de préparation se présente au mois de Mai avec le half distance d’Aix en Provence. J’y vais pour valider mon niveau et savoir quels ajustement réaliser. Je fais donc la course à ma main comme on dit, pas un très gros niveau de fitness comme prévu. Je termine correctement sans être transcendé en imaginant ce que je vais avoir à améliorer en un mois et demi.
Figurez-vous que j’apprends que j’ai gagné la catégorie avec le texto d’un pote. C’est une grosse satisfaction : avec le temps, j’ai appris à totalement me dissocier du résultat. Ce qui importe est ce que je peux en retirer et améliorer. L’approche est bien plus satisfaisante qu’un Taiwan par exemple. Aucune anxiété de course, juste à faire ce que je sais faire à ce moment là.

Bouquet final

Après un entraînement plutôt chaotique, un pied pas des plus en forme, des doutes en pagailles sur mon niveau à vélo, me voilà à quelques jours d’un départ d’une nouvelle longue journée. Avec l’habitude de m’auto-préparer mentalement, les doutes s’estompent progressivement et laissent la place à un état d’avant course particulier et favorable.

A l’époque, lors de ma prépa « mentale » J’ai écrit que je voulais rouler 4h50 à vélo et les doutes que je pouvais avoir. Pourtant, j’en suis venu à être convaincu de pouvoir le faire. Je nagerai 1h02 ou 3, idéalement moins d’1h pour la première fois et je pensais pouvoir courir moins de 3h sur ce parcours où j’ai déjà « fait » 2h58 4 ans avant. J’aurais d’ailleurs l’idée de programmer ma montre sur 42k – 3h le matin de la course, histoire d’apporter un feedback temps réel et pertinent.

Cette « affirmation » de ce dont je pense être capable à ce moment aura toujours été un élément fondamental de ces années de sport. Depuis, j’ai appris précisément ce que c’est. Plutôt zen, et content d’avoir envie de faire cette course, je me souviens de m’être posé la question « qu’est-ce qui me garantit que ça marchera ? « . Et d’avoir réalisé que rien ne pourrait jamais le garantir. Je l’ai appelé le doute ultime. Et je me suis rendu compte à ce moment-là que c’est cette incertitude qui est l’aiguillon qui vous maintient « dedans » et qui génère cette fameuse émotion d’intérêt, liée à la nouveauté de ce que vous allez découvrir.

La seule certitude à laquelle on peut arriver, c’est que dans tous les cas, on saura trouver une solution à la situation. En fait, s’adapter. Il est amusant de réaliser ça à 20 minutes du départ d’une épreuve.

Finish Line

La photo finale n’est pas aussi brillante que celle de Taiwan.
Pas de banderole. Juste l’arrêt du chrono et la reconnexion avec le monde extérieur pour un voyage inoubliable.

Ce jour là, je vais mettre à nouveau 2 heures pour apprendre que je gagne la catégorie M45, que je suis quasiment dans le top 20 d’une course bien relevée et dans le top 10 amateur à 48 ans, que je roule 4h50.19, que je rate l’objectif de 9h pour 6 minutes en courant le marathon en 3h03. L’important n’est pas là et je me rappelle l’avoir senti plus que je ne l’ai su à ce moment là.
Après 10 années d’exploration de cette discipline, en pleine construction d’un mémoire sur le sujet, toutes les briques avaient été empilées pour produire une intense satisfaction avant, pendant, et à ce moment d’après. Bien avant que je sache le résultat, je planais. Mon fils avait pu m’accompagner lors de ce voyage, je pouvais partager ces moments avec lui.

Ce fut ma compétition la plus aboutie à ce jour, elle m’a permis de passer à d’autres utilisations de ces mécanismes.

Mécanismes « naturels »

Le growth mindset, les formes les plus autodéterminées de la motivation, l’auto-régulation sont des prédicteurs bien plus significatifs d’un haut niveau de performance (voire de la gagne) que de viser cette seule performance.
La gagne se trouve peut-être au détour de ce que vous faites, sans que vous l’attendiez. Et elle ajoute le petit bonus qui en fait un moment encore un peu plus spécial, d’autant qu’elle n’était pas attendue.

Dans pas mal de domaines, j’ai visé la gagne. Si j’ai gagné à ces moments-là, c’était une chose attendue parce que je savais que je pouvais le faire. Alors je le faisais. Est-ce que cela soutient les efforts autant qu’avec une approche plus « développementale » ? Clairement non. Ca n’est pas kiffant. Comme le prédisent les théories.

En 2006, avec mon entreprise eFIKCe, alors impliqué dans la distribution de la marque Cervélo, nous avons visé la victoire à l’élection du vélo de l’année du Mag Le Cycle. Nous avons imaginé une configuration pour gagner. Nous avons gagné.
Etait-ce plus satisfaisant que ces moments où la gagne n’est pas au rendez-vous, mais que vous avez été tellement impliqué.e dans ce que vous faites au point d’en oublier le monde autour de vous ? Clairement non. Comme le prédisent les théories.

Bien au-delà des limites de concepts tel que celui du Flow, lorsque vous apprenez à viser votre progression, à la limite de ce que vous savez faire parce que vous avez appris à connaitre votre niveau d’efficacité dans cette situation, pour des choses que vous avez choisies pour ce qu’elles vont vous apporter en terme de développement, alors, vous accédez à une magie. Comme le prédisent les théories.

Magie

Cette magie dépasse de loin le « winning mindset ». Elle ne demande aucun sacrifice, aucune souffrance.
C’est un kif absolu. A priori, notre mécanisme de développement naturel. Un mécanisme naturel, inné et disponible.
Vous avez juste à apprendre ce que vous pouvez faire, avoir une idée de ce que vous pourriez et ensuite vous remettre entre ses mains en vous laissant faire. La « magie » vous amènera, sans que vous ayez à vous en soucier, bien plus loin que vous ne l’imaginez, sans épuisement physique ou émotionnel ni contrainte. Bien au contraire, avec un plaisir difficilement descriptible et un niveau de perf personnelle inégalé.

Elle vous demande juste une chose : de sortir des mécanismes habituels qui consistent à garder le contrôle absolu et d’oublier la garantie de la réussite. Ca marche pour tout, pas uniquement le sport. C’est ce que prédisent les théories et il y a des domaines pour lesquels c’est bien plus utile que pour le sport.

Personnellement, j’ai retrouvé cette sensation et les résultats – souvent au-delà – à chaque fois que j’avais mis en place les conditions favorables. Et je ne l’ai pas ressenti toutes les fois où je suis sorti de ce cadre vertueux, quand bien même les résultats pouvaient y être.
Alors, vous visez la gagne ou bien ?